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Carnets de Campagne JAM 10 05 12Retrouvez l’interview réalisée pour « Carnet de Campagne » de Philippe Bertrand le jeudi 10 mai à 12h30!
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Politique: La planète brûle, et ils regardent ailleurs….
LE MONDE | 07.04.2012 à 13h06 •
Gouverner, c’est prévoir, choisir et expliquer. Surtout quand les défis sont complexes et de long terme. Au préalable, il faut être élu et, pour cela, se livrer à un tout autre exercice : séduire, promettre, simplifier. Et faire miroiter des lendemains qui chantent.
Redoutable contradiction. En 2007, c’est l’endettement du pays qui avait été ignoré par les deux principaux candidats, en dépit des mises en garde du troisième (François Bayrou). Les rêves immédiats avaient balayé les risques alors jugés lointains et dont on mesure trop bien aujourd’hui combien ils étaient imminents.
Aujourd’hui, c’est l’écologie – pour simplifier, la préservation des ressources d’une planète vivante et vivable – qui est tombée dans ce trou noir, comme sortie du radar politique, rayée de la carte des enjeux majeurs des prochaines décennies.
Cette cécité est stupéfiante, ou plutôt cette occultation confondante, si l’on veut bien se rappeler, un instant, les avertissements lancés de tous côtés, sans cesse plus nombreux et argumentés. Pas un mois ou presque sans qu’une étude scientifique pointe tel ou tel dérèglement progressif, insistant et, au bout du compte, inquiétant.
En mars encore, la dernière à sonner l’alarme a été l’OCDE – que l’on ne peut guère soupçonner d’être un repaire d’écolos intégristes. Que dit le club des pays développés dans son rapport sur « les perspectives de l’environnement à l’horizon 2050″ ? Cela, sans ambiguïté : « Faute de nouvelles politiques, les progrès réalisés pour réduire les pressions sur l’environnement ne suffiront pas à compenser les impacts liés à la croissance économique. » Sur quatre domaines-clés – changement climatique, biodiversité, eau, effets de la pollution sur la santé -, « il est nécessaire et urgent d’engager dès à présent une action globale, de manière à éviter les coûts et conséquences considérables de l’inaction, tant du point de vue économique que sur le plan humain », conclut l’OCDE.
Pendant ce temps, que font les candidats à l’élection présidentielle ? Exactement ce que déplorait le président Chirac, il y a dix ans, au Sommet de la Terre de Johannesbourg : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. »
Nicolas Sarkozy avait fait de l’écologie, en 2007, une grande cause nationale, avant de décréter, en 2011, que « ça commen(çait) à bien faire ». François Hollande pense avoir fait le nécessaire en s’en tenant à une réduction du nucléaire dans notre approvisionnement énergétique. Jean-Luc Mélenchon prône une « transition écologique » qui ne manque pas d’opportunisme. François Bayrou et Marine Le Pen ont d’autres chats à fouetter. Et les écologistes eux-mêmes ont oublié qu’une campagne présidentielle suppose un candidat aguerri – et convaincu de sa cause.
On se souvient de la formule de Pierre Mendès France un jour de 1953 : « Gouverner, c’est choisir, si difficiles que soient les choix. » Cela suppose une démocratie adulte et du courage chez ceux qui entendent l’incarner. Pour l’heure, hélas, l’une et l’autre font par trop défaut.
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Revivez J.A.M sur France 24 dans l’émission du samedi 07 avril !
La chaine France 24 est venu faire un reportage avec interview dans le cadre de son magasine environnement diffusé le samedi à 11h40….Ce numéro nous transportera dans le désert du Negev, au Pérou et à Bluteau!
L’objectif du reportage est de montrer des alternatives possibles à la sécheresse dans l’agriculture, notamment grâce à l’utilisation du BRF!!!
Retrouvez l’intégralité de l’émission avec le lien ci-dessous
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La nocivité des pesticides sur les abeilles prouvée
Le Monde.fr | 29.03.2012 à 19h07 • Mis à jour le 30.03.2012 à 21h30
Par Martine Valo
Plus la recherche scientifique avance, moins il devient possible de contester la nocivité des pesticides sur l’environnement. Pour son rôle d’éclaireuse en territoire de plus en plus miné, l’abeille a déjà fait l’objet de nombreux travaux.
Elle a droit cette fois à deux études publiées dans la revue Science du jeudi 29 mars, inédites par la technologie retenue et parce qu’elles ont l’une et l’autre opté pour des conditions réalistes plutôt que pour des expériences de laboratoire.
Toutes deux soulignent l’impact de la famille d’insecticides la plus répandue dans le monde : les néonicotinoïdes, qui agissent sur le système nerveux central des insectes.
L’équipe française – codirigée par Mickaël Henry de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et Axel Decourtye, écologue pour le réseau des instituts des filières agricoles et végétales (ACTA) – a placé avec de la colle à dent une minuscule puce de radio-identification (RFID) sur le thorax de 653 abeilles mellifères.
Les chercheurs voulaient vérifier si, comme certains apiculteurs en avaient formulé l’hypothèse, les produits contenant du thiaméthoxam peuvent leur faire perdre le sens de l’orientation. Le Cruiser, fabriqué par le groupe suisse Syngenta et destiné au maïs et au colza, les rend-elles incapables de rejoindre leur ruche ?
UN BOURDON SAUVAGE QUI PERD L’APPÉTIT
Après avoir observé les sorties et les retours de leurs protégées individuellement grâce à un lecteur électronique, ils ont constaté que 10 % à 31 % de celles qui étaient intoxiquées, même à faible dose, ne retrouvaient pas leur chemin. Ce qui éclaire en partie le syndrome d’effondrement des colonies. Car, loin de leur ruche, elles meurent trois fois plus que le taux normal.
Ces résultats sont contestés par Syngenta. Mais le ministère de l’agriculture a annoncé, jeudi soir, qu’il envisageait d’interdire le Cruiser, expliquant attendre un avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) sur l’étude de Science d’ici à fin mai, « avant la nouvelle campagne de semences en juillet ».
La deuxième recherche menée en Ecosse s’intéresse au bourdon sauvage Bumbus terrestris, qui souffre, lui aussi, de déclin. Bien qu’il tienne un rôle essentiel dans la pollinisation des fraises, framboises, myrtilles et tomates, entre autres fruits, celui-ci a jusqu’à présent bénéficié de moins d’intérêt de la part des chercheurs.
Penelope Whitehorn et Dave Goulson, biologistes de l’université de Stirling, ont confronté des colonies de bourdons en développement à de l’imidaclopride, un autre néonicotinoïde présent, entre autres, dans le Gaucho.
Les doses utilisées étaient comparables à celles que butinent les bourdons. Au bout de six semaines, les chercheurs ont observé que les nids contaminés par le pesticide avaient pris 8 % à 12 % moins de poids que les colonies témoins, ils en déduisent que les insectes s’étaient moins nourris. Surtout, les nids avaient produit 85 % moins de reines. Ce qui peut signifier 85 % de nids en moins l’année suivante, rappellent les auteurs de l’étude.
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100% de produits bio dans les cantines scolaires : un objectif inatteignable ?
Le bio est encore très minoritaire dans les cantines scolaires malgré les objectifs du Grenelle. En cause : le surcoût par rapport aux produits traditionnels. Pourtant des solutions existent à l’instar de celles utilisées par la ville de Saint-Etienne qui affiche déjà 70% de bio dans ses écoles.
En moyenne, seulement 2 % des aliments consommés en cantines scolaires sont produits par l’agriculture biologique. Une proportion qui reste bien loin des 20 % prévues d’ici 2012 dans la loi Grenelle. Principal frein à la généralisation du bio dans les cantines : le surcoût des produits par rapport à leurs homologues traditionnels.
Pour autant, l’espoir de voir les enfants manger chaque midi des plats totalement bio est-il vain ? Pas sûr si l’on en juge l’exemple de la ville de Saint Étienne (42) qui s’est fixée un objectif de 100% de bio dans les assiettes des réfectoires d’ici 2015, dont 50% produit localement (30% aujourd’hui).
Surcoût du bio : trouver des solutions
Afin d’éviter de faire porter le surcoût par les parents d’élèves (en augmentant le prix du repas) voire par la collectivité (en accroissant les subventions publiques) plusieurs leviers ont été explorés par la ville : négociations avec le prestataire chargé de la restauration collective (baisse de marge), respect de la saisonnalité des fruits et légumes, achat de produit laitiers locaux etc… Mais il reste tout de même un dernier frein au 100% bio : le prix prohibitif de la viande et du poisson bio. Une piste pourrait toutefois être explorée avec la réduction des grammages voire une substitution partielle avec un apport protéinique d’origine végétale.
Baptiste Clarke © Tous droits réservés Actu-Environnement Reproduction interdite sauf accord de l’Éditeur ou établissement d’un lien préformaté [15127] / utilisation du flux d’actualité.
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La dégradation des sols européens inquète la Commission
Deux nouveaux rapports présentés par la Commission européenne, portant respectivement sur les aspects stratégiques et scientifiques des sols en Europe, soulignent la nécessité de prendre des mesures pour empêcher que la détérioration en cours des sols européens ne se poursuive. A travers ces rapports, la Commission espère alerter les Etats membres qui depuis 2006 n’arrivent pas à trouver un accord sur la future directive. Ce texte envisageait de « préserver, protéger et restaurer les sols » mais à ce jour, son adoption est bloquée du fait de l’opposition persistante de plusieurs Etats membres : l’Allemagne, l’Autriche, le Royaume-Uni et la France. Ceux-ci affirment qu’ils disposent déjà des outils réglementaires pour lutter contre la pollution des sols. Une intervention européenne serait pour eux une charge bureaucratique supplémentaire.
Pendant ce temps la situation s’aggrave et les mesures existantes ne suffisent pas pour garantir un niveau de protection adéquat de tous les sols en Europe.
En attendant, la Commission encourage plusieurs projets tels que LUCAS, une enquête sur l’occupation et l’utilisation des sols et les indicateurs agro-environnementaux menée par Eurostat. Elle continue également à intégrer l’objectif de la protection des sols dans d’autres politiques de l’UE, notamment l’agriculture et le développement rural. Ainsi, dans le cadre de la politique de cohésion, 3,1 milliards d’euros ont été octroyés aux fins de réhabilitation des sites industriels et des terrains contaminés pour la période 2007-2013.
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L’agroforesterie en quête de reconnaissance
Voici un autre article paru sur www.actu-environnelment.com, présentant le retour difficile d’un procédé plusieurs fois millénaire, l’agroforesterie.
L’Association française d’agroforesterie a organisé le 16 décembre la première rencontre européenne d’agroforesterie. Avec la nouvelle PAC, cette pratique ancestrale consistant à associer des arbres et des cultures revient sur le devant de la scène.
Dans son Plaidoyer pour les arbres, le botaniste Francis Hallé n’expliquait-il pas que l’essentiel de la matière d’un arbre provient de la pollution atmosphérique ? L’arbre est une usine à épuration. Il peut aussi être une pharmacie. Du fait de sa fixité, l’arbre doit se défendre contre toutes sortes d’agressions. Il développe ainsi ses défenses, jusqu’à devenir un organisme médicinal, comme le quinquina, qui constitue encore aujourd’hui l’un des meilleurs traitements contre le paludisme. L’arbre est aussi la clé des systèmes agroforestiers. Les déclinaisons régionales sont nombreuses : pêchers associés au maraîchage dans le Roussillon, noisetiers avec grandes cultures dans le sud-ouest, oliviers et vignes en méditerranée, chênes truffiers et lavande en Drôme provençale, mais aussi arbres fourragers, dont les fruits ont nourri pendant des siècles les animaux d’élevage.
Qu’il s’agisse d’adapter les cultures au changement climatique, d’enrichir la biodiversité en réintroduisant des haies vives ou de séquestrer le CO2, l’agroforesterie a de nombreux avantages : outre le maintien de la biodiversité, elle assure la protection des sols, la diversification patrimoniale, la création paysagère, le développement des ressources cynégétiques. L’agroforesterie est envisageable sur tous les types d’exploitation. Ces pratiques seraient doublement avantageuses, tant pour maintenir le capital agronomique, que pour obtenir de nouvelles ressources comme le bois. Le mariage des cultures permet aussi de gagner en productivité, selon Christian Dupraz, de l’Inra. Des ripisylves aux arbres tétards, les pratiques agroforestières ancestrales pourraient aussi retrouver une place dans la Trame verte et bleue, ce maillage du territoire destiné à restaurer des corridors naturels.
Pour un retour de la diversité
Depuis une trentaine d’années en Europe, de nouvelles pratiques voient le jour, associant arbres forestiers et agriculture. Aujourd’hui sur l’ensemble du territoire français, on recense plusieurs types de systèmes agroforestiers traditionnels : les pré-vergers, les cultures intercalaires dans les fruitiers (comme les noyeraies du Périgord et du Dauphiné), les cultures intercalaires dans les peupleraies, et les systèmes bocagers, parfois associés à l’élevage. D’autres systèmes sont associés au sylvopastoralisme : pre-bois dans le Jura, châtaigneraies pâturées de Corse et des Cévennes, pâturage en sous-bois méditerranéen. Le rencensement effectué en 2001 et 2002 lors du programme européen SAFE a estimé les surfaces agroforestières sur terres agricoles à environ 160 000 hectares en France.
Issus de l’expérience des pratiques traditionnelles, du travail de la recherche, mais aussi de l’initiative d’agriculteurs précurseurs, ces systèmes modernes tentent de combiner les avantages de pratiques traditionnelles avec des performances renouvelées. En 2008, on comptait plus de 300 projets agroforestiers répartis sur toute la France. En 1995, l’INRA crée sur plus de 50 hectares la première expérience de recherche associant arbres, grandes cultures et vigne sur le domaine de Restinclières, au nord de Montpellier (34). Depuis lors, une quarantaine de parcelles de démonstration ont été installées dans six régions grâce à des financements du ministère de l’Agriculture.
Autrefois largement répandue sur le territoire français, cette pratique ancestrale a fortement régressé au XXème siècle, victime des remembrements et du passage à des modèles agricoles basés sur l’économie pétrolière. Modernisation du matériel agricole et usages intensifs de produits phytosanitaires ont abouti à l’uniformisation des systèmes de cultures. La PAC est également en question. La PAC a-t-elle tué l’agroforesterie ?, interroge Paul J. Burgess, de l’Université de Cranfield, au Royaume-Uni. Elle est fortement suspectée d’être à l’origine de la destruction de paysages entiers. Ainsi en Espagne, les systèmes agroforestiers de la Dehesa sont connus depuis environ 4500 ans dans le sud-ouest de la péninsule ibérique, mais ils ont connu une forte régression au 20ème siècle et ont été marginalisés par les nouveaux outils de politique agricole.
Pour une prise en compte de l’arbre dans la nouvelle PAC
Avant 2000, une parcelle agroforestière n’était reconnue ni comme agricole, ni comme forestière ou fruitière et n’était donc pas éligible au premier pilier de la PAC. La reconnaissance en tant que parcelle agricole date de 2006. Une parcelle agroforestière devient alors éligible aux aides couplées et découplées si la densité des arbres ne dépasse pas le nombre de 50 par hectare.
En 2010, le plafond augmente de 200 arbres par hectare. La conditionnalité des aides de la PAC instituée dans le cadre du premier pilier soumet le versement de certaines aides communautaires au respect d’exigences en matière d’environnement, de bonnes conditions agricoles et environnementales, de santé publique, animale et végétale. Le critère du maintien des éléments topographiques est pris en compte. Il exige le maintien sur l’exploitation d’un pourcentage de « particularités topographiques » : haies, bosquets, jachères, murets, bordures de champs. Des « surfaces équivalentes topographiques » sont définies pour chaque élément. Elles devront représenter au total 5% de la surface agricole utile en 2012.
Dans le cadre du second pilier de la PAC, la mesure dite 222 permet à tout Etat membre de financer l’installation de projets agroforestiers : coût d’installation des arbres, entretien de la plantation les premières années, conseil et suivi des opérations par des structures compétentes. Le taux de subvention est plafonné à 70%, voire 80% dans les zones défavorisées. Le cahier des charges est défini par les régions.
L’Association française d’agroforesterie (Afaf), qui compte une centaine de membres, et ses homologues européens en appellent à une reconnaissance officielle de l’agroforesterie par la nouvelle PAC, afin que toute parcelle agroforestière soit admissible de fait aux aides directes quelle que soit la densité des arbres et le type d’agriculture. L’Afaf plaide pour que, dans le cadre du second pilier, le volet « développement rural » intègre un dispositif unique et global de soutien aux agriculteurs en faveur des systèmes agroforestiers. Les partenaires du secteur soulignent aussi la nécessité de soutenir la recherche. Sous réserve, souligne Martin Pigeon, de Corporate Europe Observatory, que « les paysans et les agriculteurs puissent en être co-producteurs, dans un contexte de capitalisme mondial où l’agriculture est au centre de toutes les convoitises« .
Agnès Sinaï © Tous droits réservés Actu-Environnement
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Pesticides : une différence bien réelle entre les aliments bio et non bio
Voici un article récupéré sur le site www.actu-environnement.com, très instructif sur l’exposition aux pesticides dans le conventionnel par rapport à la Bio
Générations Futures a comparé les teneurs en résidus de pesticides des fruits, légumes et céréales provenant de l’alimentation conventionnelle avec ceux issus de l’agriculture biologique. Résultat : 223 fois moins de pesticides dans le bio !
Après avoir réalisé une enquête sur la présence de substances chimiques dans les aliments traditionnels fin 2010, l’association Générations Futures a souhaité cette année renouveler l’expérience avec des produits issus de l’agriculture biologique, et ce, en se concentrant uniquement sur les résidus de pesticides. Cette étude répond ainsi aux interrogations de certains consommateurs qui se demandent s’il existe réellement une différence entre des aliments bio et non bio.
En décembre 2010, l’analyse des aliments non bio composant les repas types d’une journée d’un enfant de dix ans avait révélé la présence d’un certain nombre de substances. Au total, « 128 résidus chimiques représentant 81 substances chimiques différentes dont 47 substances différentes cancérigènes et 37 perturbateurs endocriniens suspectés ont été identifiés en une seule journée », indique l’étude, tout en soulignant que la palme a été attribuée aux pesticides avec 36 molécules différentes ingérées en une seule journée dont 17 cancérigènes et perturbateurs endocriniens.
Toxique et pourtant autorisé dans l’agriculture biologique Le piperonyl butoxyde ou PBO est un synergisant autorisé en agriculture biologique, uniquement pour le nettoyage des lieux de stockage vide des céréales. Ajouté à un pesticide naturel comme le pyrèthre, ce produit chimique de synthèse accroit la toxicité des ingrédients actifs rendant ainsi le pesticide plus mortel. Mais, le PBO peut également compromettre les mécanismes de détoxication des espèces non ciblées, y compris les humains. Certaines études de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont ainsi révélé que ce produit pouvait être toxique par inhalation, par contact avec la peau et en cas d’ingestion. Logiquement ce produit ne devrait pas être en contact direct avec les céréales, mais les résultats obtenus montrent le contraire. Générations Futures souhaiterait que cette molécule, au vue de ses propriétés, ne soit plus autorisée en bio.
Caractériser la présence de pesticides dans l’alimentation bioMenées entre septembre et décembre 2011, l’acte 2 de cette enquête a consisté à analyser la présence de résidus de pesticides dans des produits issus de l’agriculture biologique et à comparer les résultats obtenus avec ceux de la première phase. En effet, la grande différence entre les pratiques culturales ainsi que de stockage des aliments bio et non bio réside avant tout dans l’usage ou non de pesticides de synthèse. « La majorité des autres polluants que nousavions trouvé dans nos menus toxiques étaient des polluants environnementaux contrairementaux pesticides de synthèse qui sont épandus volontairement sur les cultures », détaille Générations Futures.
Réalisée par Fytolab, un organisme certifié par les autorités de plusieurs pays européens dont la France, l’analyse des aliments bio a mis en avant l’absence de pesticides dans les fruits et légumes alors que 37 résidus, correspondant à 27 molécules différentes, avaient été trouvés dans des aliments traditionnels. D’un point de vue plus globale, « il y a 223 fois moins de résidus de pesticides en moyenne dans les aliments bios analysés que dans les aliments conventionnels », précise l’étude. Par ailleurs, par rapport aux 17 résidus de pesticides suspectés d’être cancérigènes ou perturbateurs endocriniens identifiés l’année dernière, cette nouvelle analyse n’en a détecté qu’un seul dans le bio, le piperonyl butoxyde (PBO).
Des résultats indiscutables en faveur du bio
« Ces éléments montrent clairement que la non présence de résidus de pesticides dans les aliments bio garantit le consommateur des risques éventuels dus à la présence de nombreux résidus de pesticides dans les aliments conventionnels dont certains sont suspectés d’être cancérigènes ou pouvant perturber le système endocrinien », déclare François Veillerette, porte parole de Générations Futures. Pour l’association, cette enquête, même si elle ne prétend pas refléter exactement l’état moyen de contamination des aliments en France, atteste du travail sérieux réalisé par les agriculteurs, les transformateurs et les certificateurs dans la production de produits bio. En outre, ces résultats contrediraient également les sceptiques qui avancent que les champs bio sont souvent contaminés par des pesticides pulvérisés sur les champs conventionnels.
Clément Cygler © Tous droits réservés Actu-Environnement Reproduction interdite sauf accord de l’Éditeur ou établissement d’un lien préformaté [14481] / utilisation du flux d’actualité.
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Le passage de la tempête « Joachim » et sa crue….(16/12/11)
La Crue qui a frappé dans la nuit du 15 au 16 décembre a été impressionnante par la vitesse de la montée des eaux; 2m en 12 heures.
Les dégâts, matériels sont très limités, mais le temps à passer pour nettoyer et remodeler quelques buttes n’était pas prévu dans mon programme.
Les buttes les plus touchées sont celles du fond de la parcelle. Je vais devoir apporter quelques modifications à la forme du site ou/ et à la digue de protection pour éviter que les prochaines crue assez forte comme celle-ci (la 1ère depuis au moins 10 ans de cette intensité) ne fasse de nouveaux dégats à l’avenir. Il a bien 2 à 3 semaines de travail supplémentaire pour retrouver le site dans son états de fonctionnement complet. Par contre, il y a au moins un avantage, le dépôt de limon sur la parcelle.
Je note aussi que les dégâts pour une telle crue ne sont pas si important que ça, preuve que l’idée de départ pour la création du design n’était pas si mauvaise…
Le nom de la rivière « Thouet » viendrait de « Tamus » qui, en langue gauloise signifierait « tranquille »….
La photo ci dessus nous montre bien que ce n’est pas toujours le cas!!!
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